Cahiers du Cinéma - Jean-Sébastien Chauvin: Saltimbank

3 juin 2017

- REVIEW

" ... Rien ne fait saillie ni ne se donne en pleine lumière. Le film organise son réseau de relations, de connivences ou d'indifférences sur le mode du non-dit, de l'allusion, de la fantaisie passagère. Il y a toujours un moment où une scène dérape imperceptiblement avant de retomber en douceur, où les mots meurent en point d'interrogation ou de suspension, à pas de chat. Ainsi le sens échappe toujours un peu, infuse à chaque plan selon des procédures subtiles. Cela donne, comme Biette aimait à le dire dans ses textes critiques "de l'air" entre les acteurs et leurs personnages, les personnages et leurs motivations, ces motivations et la structure générale du film qui à son tour refuse d'emprunter le plus court chemin..."

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" ... Rien ne fait saillie ni ne se donne en pleine lumière. Le film organise son réseau de relations, de connivences ou d'indifférences sur le mode du non-dit, de l'allusion, de la fantaisie passagère. Il y a toujours un moment où une scène dérape imperceptiblement avant de retomber en douceur, où les mots meurent en point d'interrogation ou de suspension, à pas de chat. Ainsi le sens échappe toujours un peu, infuse à chaque plan selon des procédures subtiles. Cela donne, comme Biette aimait à le dire dans ses textes critiques "de l'air" entre les acteurs et leurs personnages, les personnages et leurs motivations, ces motivations et la structure générale du film qui à son tour refuse d'emprunter le plus court chemin..."