Les Inrockuptibles - Jean-Baptiste Morain: C'est dur d'être aimé par des cons

3 juin 2017

- REVIEW

" ... le journaliste Daniel Leconte raconte, de bout en bout et de manière revigorante, cette page importante de l’histoire de Charlie Hebdo et plus généralement de la liberté d’expression en France. Défile une bonne partie des participants de l’affaire : journalistes, dessinateurs, avocats, souvent brillants orateurs (...) Monté vif et rapide, le film ne laisse aucun répit, mais offre toutefois une chose essentielle : la parole et le temps aux intervenants, qu’ils soient pro-Charlie ou contre, qui rappellent les tenants et les aboutissants d’une affaire dont Elisabeth Badinter rappelle combien son issue (la victoire de Charlie Hebdo) et le précédent qu’elle représente sont importants pour l’avenir de la démocratie en France.

En outre, au-delà de l’intérêt politique du film, de l’enthousiasme communicatif et du rire qu’il procure souvent chez le spectateur, C’est dur d’être aimé par des cons réussit également là où on ne l’attendait pas forcément : dans ces images tournées à l’extérieur du tribunal, dans la salle des pas perdus, et ces portraits saisissants de ces étranges, irrationnels et inquiétants individus qui traînent dans toutes les religions : les extrémistes. Cabu avait raison."

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" ... le journaliste Daniel Leconte raconte, de bout en bout et de manière revigorante, cette page importante de l’histoire de Charlie Hebdo et plus généralement de la liberté d’expression en France. Défile une bonne partie des participants de l’affaire : journalistes, dessinateurs, avocats, souvent brillants orateurs (...) Monté vif et rapide, le film ne laisse aucun répit, mais offre toutefois une chose essentielle : la parole et le temps aux intervenants, qu’ils soient pro-Charlie ou contre, qui rappellent les tenants et les aboutissants d’une affaire dont Elisabeth Badinter rappelle combien son issue (la victoire de Charlie Hebdo) et le précédent qu’elle représente sont importants pour l’avenir de la démocratie en France.

En outre, au-delà de l’intérêt politique du film, de l’enthousiasme communicatif et du rire qu’il procure souvent chez le spectateur, C’est dur d’être aimé par des cons réussit également là où on ne l’attendait pas forcément : dans ces images tournées à l’extérieur du tribunal, dans la salle des pas perdus, et ces portraits saisissants de ces étranges, irrationnels et inquiétants individus qui traînent dans toutes les religions : les extrémistes. Cabu avait raison."