Paris Match - Karène Isère : 700 requins dans la nuit

11 juin 2018

- REVIEW

Corps-à-corps de peaux froides et de regards fiévreux, dents aiguisées… Dans ce grouillement dantesque, un homme, l’œil collé au viseur. Le scénario semble briguer la Palme d’or de l’horreur. D’autant que le sang fuse. Mais c’est celui des mérous, demoiselles et poissons-perroquets. « Les requins ont une image de barbares hyper-violents, dit Laurent Ballesta. Certes, ce sont des prédateurs sauvages qui ne connaissent pas la pitié… mais ils ne connaissent pas la haine non plus. Ils ont beaucoup de mal à attraper leurs proies. J’ai voulu montrer leurs faiblesses aussi bien que leur force. » Des yeux bleu lagon, une voix mouchetée de soleil par l’accent de l’Hérault, le photographe de 44 ans joue une fois de plus les poissons-pilotes pour une épopée qui mêle splendeur des images et découvertes scientifiques.


10/06/2018

 

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