Première - Alex Masson: Le Refuge

16 novembre 2018

- REVIEW

Le mystère François Ozon s’éclaircit de film en film. Le cinéaste français le plus énigmatique et le plus productif du moment sème de plus en plus d’indices permettant de l’appréhender. À ce titre, Le Refuge peut faire office de compilation de ses thèmes récurrents – la force de la volonté féminine, le poids de l’absence, le refus de la norme, la transmission… – mais pas de redite. La bienveillance générale avec laquelle est filmée la convalescence émotionnelle de cette héroïne pas forcément sympathique qu’est Mousse peut laisser perplexe. Jusqu’à cet épilogue troublant, aussi lumineux que dérangeant, où Ozon dissipe le symbolisme facile et les raccourcis pris jusque-là, offrant à cette compagne et à ce frère endeuillés une renaissance différente de celle à laquelle on s’attendait. Ce film inégal trouve alors un sens profond et dense, confirmant qu’Ozon est bel et bien une valeur refuge du cinéma français.

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Le mystère François Ozon s’éclaircit de film en film. Le cinéaste français le plus énigmatique et le plus productif du moment sème de plus en plus d’indices permettant de l’appréhender. À ce titre, Le Refuge peut faire office de compilation de ses thèmes récurrents – la force de la volonté féminine, le poids de l’absence, le refus de la norme, la transmission… – mais pas de redite. La bienveillance générale avec laquelle est filmée la convalescence émotionnelle de cette héroïne pas forcément sympathique qu’est Mousse peut laisser perplexe. Jusqu’à cet épilogue troublant, aussi lumineux que dérangeant, où Ozon dissipe le symbolisme facile et les raccourcis pris jusque-là, offrant à cette compagne et à ce frère endeuillés une renaissance différente de celle à laquelle on s’attendait. Ce film inégal trouve alors un sens profond et dense, confirmant qu’Ozon est bel et bien une valeur refuge du cinéma français.