Première - Christophe Narbonne: La Dame de trèfle

5 avril 2018

- REVIEW

Avec son art consommé de la litote, Bonnell privilégie les visages et les silences aux grands discours. En résultent une immédiateté et une familiarité qui relèvent autant de l’impressionnisme que du réalisme le plus cru. On savait que Florence Loiret Caille, petit animal électrique et imprévisible, excellait dans l’exercice de la mise à nu décomplexée. On découvre à cette occasion que Malik Zidi possède une intériorité et une densité rarement aussi bien exploitées jusqu’ici. Peintre des sentiments les plus complexes, Jérôme Bonnell construit une oeuvre vivante, imperméable aux modes. Classique, en somme. Compliments.

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Avec son art consommé de la litote, Bonnell privilégie les visages et les silences aux grands discours. En résultent une immédiateté et une familiarité qui relèvent autant de l’impressionnisme que du réalisme le plus cru. On savait que Florence Loiret Caille, petit animal électrique et imprévisible, excellait dans l’exercice de la mise à nu décomplexée. On découvre à cette occasion que Malik Zidi possède une intériorité et une densité rarement aussi bien exploitées jusqu’ici. Peintre des sentiments les plus complexes, Jérôme Bonnell construit une oeuvre vivante, imperméable aux modes. Classique, en somme. Compliments.