Télérama - Guillemette Odicino: La Fête est finie

8 août 2018

- REVIEW

"C’est une histoire de fusion. Céleste et Sihem se rencontrent en centre de désintoxication. Immédiatement, pour sortir de la dope, ces deux sœurs de hasard s’unissent contre le reste du monde. Un monde qui ne peut les comprendre, où rôde la tentation de replonger. Pour les deux amies, renvoyées du centre et tenaillées par le manque, l’amitié fusionnelle sera-t-elle un danger ou une chance ?… Rechutes et fureur de (sur)vivre : pour son premier long métrage, la jeune réalisatrice filme l’addiction avec une franchise et une énergie étonnantes, dans une lumière crue et douce. Le suspense est constant : ses deux héroïnes sont à la fois à l’aube et au crépuscule de leur vie, c’est à elles, à chaque minute, qu’il appartient de choisir. Entre deux belles scènes de groupes de parole, Zita Hanrot et Clémence Boisnard rayonnent, que ce soit en boîte de nuit ou dans un studio miteux : la première, toujours aussi altière, mais emplie d’une rage magnifique qu’on ne soupçonnait pas dans Fatima ; la seconde, débutante, en fiévreuse finalement indestructible. Deux combattantes qui se débattent violemment, et rient aussi, dans une démarche de guérison à contretemps. Ce film où un simple sandwich grec peut rendre l’espoir est un éloge insolent de l’appétit de vie, coûte que coûte."

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"C’est une histoire de fusion. Céleste et Sihem se rencontrent en centre de désintoxication. Immédiatement, pour sortir de la dope, ces deux sœurs de hasard s’unissent contre le reste du monde. Un monde qui ne peut les comprendre, où rôde la tentation de replonger. Pour les deux amies, renvoyées du centre et tenaillées par le manque, l’amitié fusionnelle sera-t-elle un danger ou une chance ?… Rechutes et fureur de (sur)vivre : pour son premier long métrage, la jeune réalisatrice filme l’addiction avec une franchise et une énergie étonnantes, dans une lumière crue et douce. Le suspense est constant : ses deux héroïnes sont à la fois à l’aube et au crépuscule de leur vie, c’est à elles, à chaque minute, qu’il appartient de choisir. Entre deux belles scènes de groupes de parole, Zita Hanrot et Clémence Boisnard rayonnent, que ce soit en boîte de nuit ou dans un studio miteux : la première, toujours aussi altière, mais emplie d’une rage magnifique qu’on ne soupçonnait pas dans Fatima ; la seconde, débutante, en fiévreuse finalement indestructible. Deux combattantes qui se débattent violemment, et rient aussi, dans une démarche de guérison à contretemps. Ce film où un simple sandwich grec peut rendre l’espoir est un éloge insolent de l’appétit de vie, coûte que coûte."