A New York, une exposition du travail d'Isabelle Reed, photographe de guerre, morte trois ans plus tôt, est sur le point d'être lancée. Son mari, Gene, participe à la préparation de l'événement avec l'aide de Richard, collègue et ami d'Isabelle. Il est par ailleurs concerné par le comportement de son fils adolescent, Devin, avec lequel il a beaucoup de mal à communiquer depuis la mort d'Isabelle. C'est à ce moment que Jonah, son fils aîné, lui-même jeune père de famille, revient au bercail et retrouve Melanie, une amie de ses années d'université...
Premier rôle : Jesse Eisenberg
Premier rôle : Gabriel Byrne
Premier rôle : Devin Druid
Premier rôle : Isabelle Huppert
Premier rôle : Isabelle Huppert
Second rôle : Amy Ryan
Second rôle : Rachel Brosnahan
Second rôle : Ruby Jerins
Second rôle : David Strathairn
Second rôle : Megan Ketch
Réalisation : Joachim Trier
Scénario : Joachim Trier
Scénario : Eskil Vogt
Directeur de la photo : Jakob Ihre
Montage : Olivier Bugge Coutté
Musique originale : Ola Fløttum
Décors : Molly Hughes
Décors : Michelle Schluter-Ford
Costumes : Emma Potter
- Date de sortie en salles : 09 mars 2016
- Type de film : Long métrage
- Couleur : Couleur
- Langue : Anglais
- Date de production : 2015
- Pays de production : Danemark, France, Norvège, États-Unis
- Titre original : Louder Than Bombs
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Critique (1)
Télérama - Louis Guichard: Back home
" Autant l'élégiaque Oslo, 31 août, sur les pas d'un personnage solitaire, était linéaire, autant Back home est sophistiqué, fragmenté dans sa narration. La chronologie ondoie et tournoie. Le cinéaste alterne, sans démarcation nette, les points de vue des deux fils et des parents. Il montre les songes et les souvenirs de chacun, même ceux de la défunte. Elle était une photographe de guerre connue — d'où le titre originel. Ses archives s'intègrent au patchwork visuel tramé entre les scènes, qu'il s'agisse d'images mentales des personnages ou de celles puisées dans la boîte de Pandore du Net par le petit dernier.
Etrangement, ce film cosmopolite (un réalisateur scandinave tournant en anglais avec un casting international, dont une star française) retrouve l'élégance et la densité d'un certain cinéma américain indépendant et adulte, en train de disparaître, ou ressuscité, parfois, dans les séries haut de gamme — Gabriel Byrne sort tout droit d'En analyse. On sent aussi les bénéfices de la passion de Joachim Trier pour la Nouvelle Vague française, ses satellites et ses suites. Défilent en filigrane les expériences d'Alain Resnais sur la mémoire et celles de Chris Marker sur la virtualité : le père se fabrique à grand-peine un avatar pour rejoindre incognito le fils cadet dans son jeu vidéo favori, espérant un dialogue qui se révèle impossible dans la vraie vie.
De ses acteurs de haut vol, regardés avec une attention extrême, Joachim Trier tire des images inédites, presque mystérieuses. Jesse Eisenberg n'avait jamais joué cette sagesse comme minée, soudain, par la désillusion. Isabelle Huppert se laisse voler une fragilité et une lassitude qui donnent, par instants, l'impression de découvrir une autre femme — c'est l'un des sujets du film. Un plan saisissant réunit la mère et le fils face au miroir, sous le néon d'une salle de bains de campus. Elle, défaite, couverte de cicatrices, lui, insolemment vaillant, et presque gêné de l'être. Une magnifique pietà inversée."
Etrangement, ce film cosmopolite (un réalisateur scandinave tournant en anglais avec un casting international, dont une star française) retrouve l'élégance et la densité d'un certain cinéma américain indépendant et adulte, en train de disparaître, ou ressuscité, parfois, dans les séries haut de gamme — Gabriel Byrne sort tout droit d'En analyse. On sent aussi les bénéfices de la passion de Joachim Trier pour la Nouvelle Vague française, ses satellites et ses suites. Défilent en filigrane les expériences d'Alain Resnais sur la mémoire et celles de Chris Marker sur la virtualité : le père se fabrique à grand-peine un avatar pour rejoindre incognito le fils cadet dans son jeu vidéo favori, espérant un dialogue qui se révèle impossible dans la vraie vie.
De ses acteurs de haut vol, regardés avec une attention extrême, Joachim Trier tire des images inédites, presque mystérieuses. Jesse Eisenberg n'avait jamais joué cette sagesse comme minée, soudain, par la désillusion. Isabelle Huppert se laisse voler une fragilité et une lassitude qui donnent, par instants, l'impression de découvrir une autre femme — c'est l'un des sujets du film. Un plan saisissant réunit la mère et le fils face au miroir, sous le néon d'une salle de bains de campus. Elle, défaite, couverte de cicatrices, lui, insolemment vaillant, et presque gêné de l'être. Une magnifique pietà inversée."
vos avis (1)
Xavier26 juillet 2021