Alors que le Grand-Palais lui consacre une vaste rétrospective, une exploration onirique de la démarche extrême de Paul Gauguin, précurseur de l'art moderne incompris de son vivant.

 

Jusqu’à sa mort en 1903, Paul Gauguin a poursuivi à travers son art le rêve d’un monde originel idéal. Né à Paris en 1848, gardant de son enfance heureuse à Lima, au Pérou, un souvenir émerveillé qui influencera sa vie et son œuvre, il passe sa jeunesse sur les mers en tant que matelot, poursuit une carrière à la Bourse de Paris et mène une existence bourgeoise avec son épouse Mette, une jeune Danoise avec laquelle il aura cinq enfants. Artiste autodidacte, il rencontre en 1874 le peintre impressionniste Camille Pissarro, qui devient son mentor. Après le krach boursier de 1882, Gauguin quitte tout pour se consacrer à la peinture. Sa quête d’un monde sauvage à la pureté primitive le mène en 1886 en Bretagne, dont l’art de vivre empreint de traditions paysannes l’inspire. Après l’épisode désastreux de son séjour aux côtés de Van Gogh à Arles fin 1888, Gauguin retourne à Pont-Aven, où il travaille avec une petite communauté d’artistes en marge comme lui, dont Paul Sérusier, futur membre du mouvement d'avant-garde nabi. À la recherche d'une nouvelle inspiration au bout du monde, à Tahiti, où il séjourne de 1891 à 1893, le peintre s’installe loin de la société coloniale, vit avec de très jeunes femmes et réinvente dans ses tableaux colorés un monde archaïque disparu.
 

Mélancolie onirique
Malade, il rentre à Paris, où ses tableaux font scandale. Souffrant d’être incompris, en butte à de perpétuels soucis d’argent, il retourne à Tahiti en 1895, où il tente de se suicider, puis s’établit à aux îles Marquises. Il y meurt un mois avant ses 55 ans.
Grâce à des séquences d’animation inspirée de l’univers esthétique de Gauguin, Marie-Christine Courtès retrace le douloureux parcours artistique de ce peintre aux rêves obsessionnels et éclaire aussi son travail de sculpteur et de céramiste. À l’écran, ses œuvres se mêlent aux archives et à l’animation dans un foisonnement à la tonalité aussi onirique que mélancolique.

Proposé par Arte

  • Réalisation : Marie-Christine Courtès
Type de film : Moyen metrage
Couleur : Couleur
Langues : français
Date de production : 2017
Pays de production : France

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Photos du film Gauguin, je suis un sauvage (2)

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Mise à jour le 30 novembre 2017

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