"Les Indes galantes" de Rameau à l’Opéra de Paris Hors quota

Faire évoluer des danseurs hip-hop sur de la musique baroque. L’idée peut surprendre mais c’est pourtant le défi que se sont lancés le metteur en scène Clément Cogitore et la chorégraphe Bintou Dembélé. Le duo prolonge ainsi un travail amorcé en 2017 pour la plateforme 3ème Scène, où il associait déjà le krump à l’oeuvre de Rameau.

Qu’est-ce qui a interpelé Clément Cogitore dans cette œuvre emblématique de Jean-Philippe Rameau ? Le rapport à l’autre, le mythe du « bon sauvage » véhiculé par Les Lumières.

A l’exotisme exacerbé des Indes Galantes (Turquie, Amériques, Perse), le metteur en scène préfère nous confronter à nos propres préjugés en plongeant l’action dans un milieu urbain contemporain. Dans nos villes en effet, communautés et minorités se côtoient sans toujours se rencontrer.


Krump, voguing... aux saltos de la Compagnie Rualité s’ajoutent les acrobaties vocales d’un plateau de haute-volée : Sabine Devieilhe, Florian Sempey, Jodie Devos, Edwin Crossley-Mercer, Julie Fuchs, Mathias Vidal, Alexandre Duhamel et Stanislas de Barbeyrac.

La fosse n’est pas en reste avec un Orchestre Cappella Mediterranea placé sous la direction de Leonardo García Alarcón. Sur scène, trois chœurs obéissent au chef Thibault Lenaerts : le Chœur de chambre de Namur, la Maîtrise des Hauts-de-Seine et le Chœur d’enfants de l’Opéra national de Paris.

Spectacle capté le 10 octobre 2019 à l’Opéra Bastille, Paris.

 

 

Trois films de Clément Cogitore sont également disponibles sur Médiathèque Numérique :

 

Les courts métrages

Bielutine, dans le jardin du temps (2011)

Les Indes galantes (2017)

 

Le documentaire

Braguino (2017)