"Il s'agit de dévoiler la vérité au public, de lui montrer ce qu'habituellement on lui cache : la caméra, dont la présence est constamment rappelée, tel un oeil vigilant et actif - la dernière image est celle de la fermeture d'un iris d'objectif sur lequel se surimpressionne celui d'un oeil. La monteuse apparaît également à l'image. Il s'agit aussi d'enseigner la grammaire cinématographique, dont tous les procédés sont illustrés : gros plan, surexposition, ralenti, animation... Vertov parie sur le travail du spectateur, dont il se refuse à faire un voyeur."