Au lendemain de la Première Guerre mondiale, des pédagogues d’un nouveau genre forment le projet révolutionnaire de changer le monde en faisant évoluer l’école. Dans une Europe traumatisée par la Première Guerre mondiale, des pédagogues désignent le coupable : l’école, qui a fabriqué de "braves soldats". Il convient désormais de construire la paix et d’élaborer une éducation nouvelle pour une génération d’enfants qui, espère-t-on, ne fera plus jamais la guerre. Comment les éduquer sans surveiller et punir ? Comment les aider à s’émanciper ? Rendre l’enfant heureux, c’est faire de lui un adulte meilleur, estiment ceux qui se lancent dans l’aventure. Ils se nomment Rudolf Steiner, Maria Montessori, Célestin Freinet, Alexander S. Neill, Ovide Decroly, Paul Geheeb ou Janusz Korczak, chacun d’eux inventant des méthodes d’éducation. Un pédagogue suisse, Adolphe Ferrière, les réunit au sein de la Ligue internationale de l’éducation nouvelle.
 
Essor et déclin
En Europe, les écoles nouvelles mettent au cœur de leurs préoccupations l’autonomie, l’éducation mixte, l’apprentissage par les sens, le contact avec la nature et le sport, qui se pratique souvent nu, notamment en Allemagne où le naturisme est en vogue. Mais les conceptions s’affrontent. Faut-il une éducation pour l’élite ou pour le plus grand nombre ? Faut-il laisser toute liberté à l’enfant ou introduire la discipline ? L’élève échappe-t-il à tout programme, fut-il émancipatoire ? Le rêve de l’école nouvelle s’effondre avec la montée des idéologies totalitaires dans les années 1930. À partir d’archives rares, le film raconte l’histoire d’un combat pour le progrès humain, qui s’est construit puis brisé sur les idéologies du XXe siècle, mais dont l'héritage perdure.

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Zouina03 avril 2019
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« Et sur les indications du diable, on créa l'école. L'enfant aime la nature: on le parqua dans des salles closes. L'enfant aime voir son activité servir à quelque chose: on fit en sorte qu'elle n'eût aucun but. Il aime bouger: on l'obligea à se tenir immobile. Il aime manier des objets: on le mit en contact avec des idées. Il aime se servir de ses mains: on ne mit en jeu que son cerveau. Il aime parler: on le contraignit au silence. Il voudrait raisonner: on le fit mémoriser. Il voudrait chercher la science: on la lui servit toute faite. Il voudrait s'enthousiasmer: on inventa les punitions. (... ) Alors les enfants apprirent ce qu'ils n'auraient jamais appris sans cela. Ils surent dissimuler, ils surent tricher, ils surent mentir.» . Dans cette vidéo le texte ci-dessus est de Alexander Neil, mais dans toutes les autres publications que j'ai consulté, elle est attribué a Adolphe Ferrière, quelqu'un pourrai me confirmer de qui elle est réellement ? Merci