Dans un futur proche… Le village de Bacurau dans le sertão brésilien fait le deuil de sa matriarche Carmelita qui s’est éteinte à 94 ans. Quelques jours plus tard, les habitants remarquent que Bacurau a disparu de la carte. Une menace sourde pèse sur le village...
Prix du jury au festival de Cannes 2019
Après Aquarius, les Brésiliens Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles reviennent au cinéma avec Bacurau, récompensé du Prix du Jury au dernier Festival de Cannes. Un film de genre et d’anticipation entre western et thriller.
Quand une petite communauté est obligée de se défendre contre un énigmatique envahisseur.
Prix du jury au festival de Cannes 2019
Après Aquarius, les Brésiliens Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles reviennent au cinéma avec Bacurau, récompensé du Prix du Jury au dernier Festival de Cannes. Un film de genre et d’anticipation entre western et thriller.
Quand une petite communauté est obligée de se défendre contre un énigmatique envahisseur.
Réalisation : Juliano Dornelles
Réalisation : Kleber Mendonça Filho
Acteurs principaux : Sonia Braga
Acteurs principaux : Udo Kier
Acteurs principaux : Thomas Aquino
Acteurs principaux : Barbara Colen
Acteurs principaux : Silvero Pereira
- Date de sortie en salles : 25 septembre 2019
- Type de film : Long métrage
- Couleur : Couleur
- Langue : Portugais
- Date de production : 2019
- Pays de production : Brésil
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Critiques (3)
- Libération - Marius Chapuis : BacurauEcrit et réalisé avant l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro, le film rejoue dans son cadre et sa forme fracturée le drame alors en train de se nouer dans les urnes. La réponse épidermique des cinéastes prend la forme d’un cri primal et choral, d’une explosion graphique, comme s’il fallait invoquer des codes populaires - ceux de la série B - afin de conjurer le spectre du carnage populiste en cours. "Bacurau" se fait donc théâtre sanguinaire et grotesque, espace du jeu (télé ou vidéo) où chaque victime donne droit à des points. Le meurtre comme orgasme, comme shoot d’endorphine. Une riposte excessive, hyperbolique et paillarde à la démesure des troubles et démons qui dévorent le corps social et politique brésilien.
- Écran Large - Simon Riaux : BacurauDès son ouverture où progresse tant bien que mal un camion zigzaguant, le film semble annoncer sa sortie de route. Et une vingtaine de minutes plus tard, le récit va littéralement exploser sous les yeux du spectateur, pour mieux l’emmener sur un chemin sinueux et décapant, qui ira du western, en passant par le pur revenge movie, sans oublier un détour par la science-fiction. L’énergie déployée par le duo de metteurs en scène – et leurs comédiens- est telle qu’on a rapidement le sentiment d’assister à une rencontre improbable entre John Carpenter et Richard Kelly, comme si "Assaut" et "New-York 199"7 copulaient frénétiquement avec "Southland Tales".
Désireux toujours de surprendre le public, "Bacurau" prend progressivement des allures de cartoon cinéphile et cinéphage, comme en témoigne la présence d’Udo Kier, meneur de la horde sauvage qui s’en prend à la communauté isolée du métrage. Charriant avec lui l’héritage d’une filmographie éclatante et bizarroïde, il insuffle par endroit une présence délicieuse, permettant au récit de tenir le curieux grand écart entre pamphlet politique et frénésie d’exploitation.
Tiens voilà du chaos !
Paradoxalement, c’est aussi cette folie qui amène le film sur un terrain politique audacieux. En représentant la violence comme une possible issue aux conflits qui rongent le Brésil et menacent jusqu’à son âme. La démence qui fait s’entrechoquer des assassins armés d’une petite soucoupe volante, et des villageois a beau être terrible, elle se fait aussi réminiscence historique.
Si les hommes et femmes de "Bacurau" épousent le combat, acceptent que la survie ne puisse passer que par une impitoyable lutte à mort, c’est aussi parce que le film leur permet de retrouver le sens des affrontements d’hier, des révoltes passées, et dessine la lutte collective comme l’unique modalité acceptable de l’affrontement.
C’est parce que la population de "Bacurau" combat ensemble, combat pour son bien collectif, contre les représentants d’un système entropique et individualiste, que le métrage parvient à réunir avec tant d’énergie, autant de facette et d’électricité. Quitte parfois à se développer en tout sens, à peiner un peu à maintenir un fil cohérent, tant chaque séquence, jusqu’au jeu de massacre final, paraît conçue pour consacrer sa fièvre de cinéma et d’appel à la résistance.
Le résultat est un spectaculaire bordel, spectaculaire, mais incroyablement stimulant, un western azimuté qui sent bon la poudre et le sang.
- L'Obs - Nicolas Schaller : BacurauDe Kleber Mendonça Filho, magicien du jeune cinéma brésilien, on n’en attendait pas moins, mais pas comme ça. On le savait adepte du cinéma de genre pour en trouver quelques motifs dans ses inclassables fresques sociales, « les Bruits de Recife » et le magistral « Aquarius ». Voici qu’il s’en empare frontalement avec son décorateur, ici coréalisateur, Juliano Dornelles. Cela faisait plusieurs années que les deux hommes pensaient à cette fable à peine dystopique, prenant place « dans quelques années », où s’entrechoquent le western chamanique, la SF parano, le thriller gore et les légendes autour des cangaçeiros, ces bandits du folklore brésilien. Elle ne pouvait mieux tomber qu’aujourd’hui, à l’heure où Bolsonaro rivalise avec Trump, où les garimpeiros, ces orpailleurs clandestins, déciment les peuplades indigènes en toute impunité, où l’Amazonie brûle. Grâce à « Bacurau » (prix du jury à Cannes), c’est l’écran qui s’embrase et notre âme de révolutionnaire avec.
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Tout voirvos avis (21)
Tout voir- Guillaume04 janvier 2026votre évaluation 5 sur 5
- Mathieu12 janvier 2025votre évaluation 5 sur 5
- biadevasco24 novembre 2024votre évaluation 5 sur 5
- MARTIN18 juillet 2024votre évaluation 5 sur 5Un western contemporain magistral et infiniment politique, brassant de multiples genres (western, thriller, science-fiction) avec une virtuosité rare. Certes, la violence y est largement représentée, mais jamais de manière gratuite et toujours pour servir l'allégorie du pouvoir Bolsonaro que le film raconte en filigrane. La fin est géniale et jouissive. Une œuvre d'une grande richesse, qui utilise les armes du cinéma de genre pour dénoncer avec virulence la situation brésilienne. Le casting est impeccable, mention spéciale à Sonia Braga, une nouvelle fois impériale après "Aquarius" du même réalisateur. Voilà une fable politique et sociale enthousiasmante, mélangeant les thèmes et les styles avec maestria. Le meilleur du cinéma brésilien actuel.
- Utilisateur anonyme07 novembre 2023votre évaluation 1.5 sur 5Film mal classé par la plate-forme : il s'agit d'un western sanglant, à classer pour les plus de 16 ans et non 12 ans. On ne comprend pas le fond du film, la raison de tout ce déballage de violence qui ressemble plus à un jeu vidéo qu'à une réelle histoire.
- leila07 février 2023votre évaluation 3 sur 5
- Eric03 décembre 2022votre évaluation 5 sur 5Ca m'a fait penser aux 7 mercenaires. En tous les cas, c'est bon.
- Géraldine19 novembre 2022votre évaluation 5 sur 5à voir absolument
- Bauchot24 octobre 2022votre évaluation 4 sur 5Un film fort, étrange et décalé. Comme une fable moderne qui nous dit que rien n'est perdu. Pour qui aime le cinéma comme une surprise, comme une découverte, ce film qui ne ressemble à rien de connu vous plaira . J'ai été conquis et j'aimerais revoir d'autres films de ce réalisateur.
- MILO06 juin 2022votre évaluation 1 sur 5Une belle bouse arty-prétentieuse, particulièrement inutile à l'évolution du cinéma de genre.
- Angelique05 avril 2022votre évaluation 4 sur 5
- Julien15 février 2022votre évaluation 5 sur 5Complétement déjanté et génial!
- LOUIS19 janvier 2022votre évaluation 5 sur 5
- MVJ28 juin 2021votre évaluation 4 sur 5très original
- Monique04 février 2021votre évaluation 5 sur 5Très belle fable sur les agissements de certains politiques en Amérique du sud
- Karine11 septembre 2020votre évaluation 4 sur 5
- DAMIEN06 avril 2020votre évaluation 5 sur 5Un vrai film de genre féroce sous-tendu par un message politique fort
- Béatrice02 mars 2020votre évaluation 2 sur 5Film étrange, il m'a fait penser à un Tarantino brésilien, et il m'a dérangé dans sa forme au bout d'un moment, comme l'avait fait boulevard de la mort. De l'humour, beaucoup de violence sous toutes ses formes, un temps ralenti par la mise en scène pour bien en profiter. Mais de beaux paysages dans ce monde de brutes.
- Nicolas29 février 2020votre évaluation 5 sur 5Super, à voir !
- Maxime25 février 2020votre évaluation 5 sur 5