" Deux héros fragiles, que la réalisatrice filme avec cette empathie délicate qui éclairait déjà ses oeuvres précédentes. Mais quand le récit s'ouvre sur l'extérieur, et que Shigeki s'enfonce dans les profondeurs de la forêt, à la recherche de la tombe de sa femme, talonné par Machiko, l'image palpite, semble se dilater. Le regard de la cinéaste est comme aspiré vers les cimes, exalté par la majesté des arbres. Toujours en mouvement, crapahutant sous les feuilles attentives, les deux solitaires se tendent un étrange miroir de douleur et de compassion."