Après avoir sabordé sa carrière de chanteuse, Jewell Stone vit à Paris d’un boulot de serveuse. Marie, sa grand-mère et unique famille, qui vit dans le Vermont, aux États-Unis, débarque du jour au lendemain pour la voir. Mais comment l’accueillir quand Jewell lui raconte depuis si longtemps des bobards sur sa vie, son travail et ses amours ? D’une lettre à l’autre, elle s’est inventée une carrière qui marche, une vie avec Paul, et même une fille, Ruby. Mais comme dit un proverbe italien, le mensonge a les jambes courtes !

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Critique (1)

L'Express - Antoine Le Fur: On ment toujours à ceux qu'on aime
"Tout est dans le titre. Jewell ment comme une arracheuse de dents sur à peu près tout : sa carrière, sa vie intime, sa (fausse) maternité... Tout se complique le jour où sa grand-mère américaine débarque en France pour quelques jours. Flanquée de cette dernière, mais aussi de son ex-fiancé Paul et de la mère de celui-ci, Jewell se lance dans un improbable voyage sur les routes hexagonales durant lequel ses mensonges menacent d'éclater au grand jour. 
A priori, On ment toujours à ceux qu'on aime n'est qu'un énième road movie mais ce premier long-métrage de la comédienne Sandrine Dumas réussit à dépasser les clichés du genre en proposant une histoire douce-amère assez atypique, autour de la question de la transmission. Émouvant, le film regorge de belles scènes, à l'image de ce passage, à mi-parcours, dans une discothèque de province où le temps semble être suspendu autour des personnages. OEuvre inclassable, On ment toujours à ceux qu'on aime est surtout le portrait d'une héroïne borderline, formidablement interprétée par Monia Chokri, véritable tornade québécoise, vue chez Xavier Dolan. Elle éclabousse de son charisme ce joli film d'une cinéaste à surveiller. "

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